- Lieu : Gihanga, à 20 km de Bujumbura, Burundi
- Coordonnées GPS : 3°11’53.31″S 29°18’18.36″E
- Statut : projet terminé
- Durée : 18 mois
- Date prévue: Septembre 2021
- Budget total : 18.000 € financé par ATENOR
- Partenaire financier : Atenor
- Partenaires locaux : Partenaires locaux : Menya Media International, FIADI (Femmes Ingénieures Actives en Développement Inclusif) et Pro-Action Développement
- Bénéficiaires : 60 élèves malvoyants en internat et 10 membres du personnel de l’école
- Chef de projet ISF : Christian Charlier
- Référent local : Ernest Nindagiyé, directeur de l’école Kanura et bénéficiaire du projet
Chef de projet : Christian Charlier
Contexte
Située à Gihanga, à environ 25 km de Bujumbura, l’école Kanura accueille en internat 60 enfants malvoyants et est également fréquentée par plus de 120 élèves du village voisin.
Pour préparer quotidiennement les repas, l’école utilisait d’importantes quantités de bois. Cette consommation représentait à la fois une dépense importante pour l’établissement et une pression supplémentaire sur les ressources forestières de la région. L’école souhaitait donc trouver une source d’énergie alternative, locale et plus durable pour alimenter sa cuisine.
C’est dans ce contexte que Menya Media International a fait appel à l’expertise d’Ingénieurs sans frontières Belgique.
Le projet
ISF Belgique a tout d’abord réalisé une étude technique de faisabilité sur place afin d’identifier les ressources disponibles, d’évaluer les besoins énergétiques de l’école, de déterminer les adaptations nécessaires au niveau des équipements de cuisson et de vérifier la viabilité à long terme de la solution.
Le projet a ensuite permis d’installer un biodigesteur enterré produisant du biogaz à partir de déchets organiques et de déjections animales, notamment de porcs et de poulets disponibles localement. Le biogaz produit est utilisé comme combustible pour la cuisine de l’école et permet ainsi de réduire sa dépendance au bois.
En parallèle, un biodigesteur familial pilote a été installé chez le directeur de l’école. L’objectif était de tester la possibilité de reproduire cette solution à l’échelle des familles et, à terme, dans d’autres communautés rurales.
Une solution pensée pour durer
Le projet ne s’est pas limité à la construction des installations. Une attention particulière a été accordée au transfert de compétences et à l’autonomie des bénéficiaires.
Les bénévoles d’ISF et des étudiant·e·s de HELMo Gramme présents sur le terrain ont accompagné les partenaires locaux dans l’utilisation, la maintenance et l’amélioration des biodigesteurs. Les installations sont ainsi progressivement prises en charge directement par leurs utilisateurs.
Les résultats
Les deux biodigesteurs – celui de l’école et le prototype familial – ont été mis en exploitation avec succès. Les utilisateurs ont même exprimé le souhait d’augmenter la production de biogaz afin de pouvoir se libérer davantage de l’utilisation du bois.
Le projet a également suscité un intérêt au-delà de l’école. D’autres demandes de biodigesteurs ont émergé à Gihanga, notamment auprès de familles et de petites entreprises souhaitant valoriser leurs déchets pour produire de l’énergie.
L’impact en quelques mots
Moins de bois consommé • Réduction des dépenses énergétiques • Valorisation des déchets organiques • Production locale d’énergie • Transfert de compétences • Une solution reproductible
Découvrez ici les carnets de route de Christian Charlier, volontaire ISF.
Ce projet est clôturé.
ainsi que la vidéo réalisée par nos étudiants dans le cadre de leur stage :
Sponsor
Témoignage
« ISF propose la compétence technique ainsi que la formation, ils ont également trouvé un soutien financier pour le projet. Le bio-digesteur nous a permis de réduire de 25 à 33% la quantité de bois de chauffe utilisée, les dépenses de l’école ont diminué et la cuisine est moins envahie par la fumée !»
Ernest Nindagiyé, bénéficiaire du projet & directeur de l’école Kanura

